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Tag - Montdory

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vendredi 23 novembre 2007

« Jésus de Marseille » à Barentin

jesus.jpg« C'est Jésus de Marseille ! C'est Christian Mazzuchini qui va jouer Jésus. Il va se laisser pousser la barbe sinon ça ne sera pas réaliste ! On a fait des essais et sur les photos, c'est très réussi ! On dirait carrément un vrai Jésus ! On a fait aussi des essais pour le crucifier mais il n'a pas tenu plus de cinq minutes ! »

Serge Valletti annonce la couleur, celle de la fantaisie la plus débridée : un Jésus de pacotille, dans un Marseille férocement poétique. Pizzas à gogo et miracles à tous les étages ! Jésus de Marseille où comment le rêve d'un seul devient le rêve éveillé de tous... Une parabole sur le pouvoir de la parole ? Une joyeuse définition du théâtre comme le lieu de toutes les apparitions, de toutes les illuminations, de tous les possibles et de tous les impossibles ! Jésus de Marseille sera présenté au public au terme d'une résidence de création au Passage, centre de création artistique de Fécamp.

Texte original : Serge Valletti
Conception : Christian Mazzuchini
Collaboration artistique et scénographie : Maryline le Minoux
Collaboration artistique et lumière : Jean-Pierre Chupin
Interprètes : Christian Mazzuchini et comédiens amateurs de Barentin

Christian Mazzuchini entre dans la danse et, vite, s’oriente vers le théâtre.
Il travaille également pour la télévision et le cinéma, notamment avec Claire Denis, Luc Besson, Patrice Leconte, Hélène Angel, Gérard Pires (Pour « Taxi »), et à plusieurs reprises avec Karim Dridi, qui se fait son complice sur Psychiatrie / déconniatrie. On le retrouve aussi dans des feuilletons ou série sur le petit écran : Le Camarguais, Zodiaque ou Avocats et associés.
Il met en scène Verdi Opéra, avec la famille Zanco Tu aj Me et Cabaret Tzigane, et Pour expliquer ce que j’étais d’Aragon.
Sa rencontre, essentielle, avec l’écriture de Serge Valletti est désormais au cœur de son travail : il crée en trois volets depuis 1997 Gens d’ici et autres histoires suivi de Les autres gens d’ici, puis Psychiatrie / déconniatrie en 2004 (produit par le Théâtre des Salins, tournée en 2004/2005, 2005/2006 & 2006/2007).

(Lire interview ci-dessus)

mercredi 7 novembre 2007

Les Chants secrets de Mélodie Théâtre

Le vendredi 16 novembre, à 20h30 au théâtre Montdory à Barentin :

« Chants secrets » par Mélodie Théâtre

Au « Quartier des Ritournelles » comme partout ailleurs, le « Pot Joyeux du Dimanche » est l’événement incontournable.
Chaque dimanche, une famille différente est choisie : elle doit raconter en chanson sa « Fabuleuse Semaine ». Et, ce dimanche, la famille Rivière - Ange-Bonheur, sa femme Béatitude et sa fille Euphorie – sont les heureux élus.
Ardent, le nouveau sociochantre, animateur de « Radio-Bonheur», accueille les résidents dans son style inimitable, très « chantcouleur » !

Comment nos personnages vont-ils évoluer dans ce monde flamboyant de bonne humeur ?

Résisteront-ils au besoin vital de braver l’interdit en chantant un bon vieux blues, une chanson d’amour triste, voire un chant des sanglotants?

Á une époque… où le chant choral connaît un véritable engouement, Mélodie Théâtre se penche sur certains rouages de ce plaisir du chant. C’est un travail sur la voix à travers ses fêlures, ses fausses notes : quelles fragilités recèlent une voix cassée, ou simplement enrouée, une dyslexie, un bégaiement, ou une aphonie ? Comment se reconstruire quand on s’est fait voler sa voix… ?

Textes Musiques : Catherine Raffaeli, Pierre Gaudin, Patrice Mizrahi
Mise en scène : Pierre Gaudin assisté de Patrice Mizrahi
Avec : Catherine Raffaeli, Alice Wood, Véronique Youinou, Gül, Fabien Marais, Pascal Métot

Prix des places 12€-9€

mardi 23 octobre 2007

Bob Villette en soirée-marathon au Montdory

Pour le 25ème anniversaire de la Comédie Errante, son directeur, Bob Villette et le service culturel de la ville de Barentin ont proposé vendredi dernier, une soirée-marathon exceptionnelle autour de l'œuvre d'Israël Horovitz, auteur américain qui a particulièrement accompagné la Comédie Errante depuis sa création. Depuis 1995, Israël Horovitz a offert à Bob Villette de créer en France plusieurs de ses textes. Pour ce marathon théâtral, la Comédie Errante est venu interpréter au cours du même soir trois nouvelles pièces : « Cat Lady », « John a disparu » et « Compromis ».

Barentin_soiree_horowitz.jpgDans « Cat Lady », Agnès Dewitte y campe une centenaire, une sorte de Dark Vador clownesque se déplaçant à l'aide de son déambulateur, qui au cours de sa vie, a enfilé les maris comme d'autres les perles, elle recherche désespérément son chat. Mais, y a t'il eu vraiment un chat ? L'interprétation d'Agnès Dewitte est d'un bon niveau, même si la mise en scène est un peu statique.

« John a disparu » avec Catherine Cazorla, Sophie Roussel et Bob Villette, où, sur fond de 11 septembre 2001 à New York, Horowitz nous montre que le poids des secrets familiaux reste toujours très lourd, même longtemps après la mort. On a du mal à rentrer dans cette histoire de coucherie avec la secrétaire, mille fois entendue, même si ça se passe à New York en septembre 2001 !Barentin_soiree_horowitz2.jpg

Après ces deux représentations pour l'entracte, le service culturel de la ville de Barentin avait fait préparer un repas, qui fut pris en commun à l'étage du Théâtre Montdory, réunissant autour d'un buffet, la grande famille des spectateurs de théâtre. Une initiative originale et qui mérite d'être rééditée. Si le repas fut payant, le service culturel offrit la boisson !

Barentin_soiree_horowitz3.jpgAprès le repas, Bob Villette et son équipe constituée de Catherine Cazorla, Agnès Dewitte et Thibault Leger, nous servit un « Compromis » qui met en scène un chercheur, à quelques heures de valider une recherche pharmaceutique déterminante pour le monde médical, s'interroge sur l'opportunité philanthropique de faire don de sa découverte au monde, ou bien, pour une fois dans son existence, de penser à soi, à ses proches, et de monnayer enfin le travail d'une décennie. Un « compromis » entre l'argent qui fera le grand bonheur de quelques proches, ou faire don de sa découverte, qui servira l'humanité.
Le tout servi dans une mise en scène originale et une interprétation énergique arrivant à bien cerner les nouveaux rapports humains qui se nouent, non plus de vive voix, mais par l'intermédiaire des claviers d'ordinateurs, écrans et autres webcams. Bob Villette est criant de vérité, une interprétation sans faille, et Agnès Dewitte y est fantastique, comme à son habitude !

Commencer une soirée théâtrale à 18 heures pour la terminer à 23 heures était un pari risqué, mais ce fut un pari réussi.

Parmi les spectateurs, j'ai pu remarquer la présence de Israël Horovitz lui-même, venu incognito, mais comme j'ai du tact, je ne signalerai pas sa présence à Barentin…

jeudi 18 octobre 2007

Les Balkans sur la scène de Montdory

Hier soir, le public du théâtre Montdory ne s'y était pas trompé. Venu en nombre un public de connaisseurs a apprécié les démonstrations des danseurs, musiciens et chanteurs de la ville de Užice en Serbie qui forment l'ensemble culturel et artistique « Prvi Partizan ».

Une quarantaine de danseurs énergiques ont fait découvrir au public barentinois, une véritable éruption balkanique avec des chants et des danses emportés par un superbe orchestre traditionnel et chaleureux. Les amateurs de folklore furent comblés de voir pas moins d’une vingtaine de costumes, changés en un rien de temps, qui fit plonger la troupe dans une symphonie de couleurs du plus bel effet. Deux heures trente de ballet plein de fougue et d’éclat, permettant d’apprécier des danses de tous les anciens pays qui composaient l'ancienne Yougoslavie : Serbie, Croatie, Macédoine et Dalmatie.

Ce fut donc l'occasion pour les spectateurs de découvrir ou redécouvrir la richesse de toutes les musiques et folklores des peuples des balkans, bulgares, hongrois, tziganes...

Barentin_balkans2.jpg

samedi 13 octobre 2007

Riké en concert

L’un des deux chanteurs du groupe Sinsemilia, Riké, se produisait dans un concert solo le vendredi 12 octobre au théâtre Montdory.
Alors, seul, Riké ? Pas tout à fait ! Puisqu’il était accompagné par un harmoniciste, un clavier, un bassiste, un batteur et un guitariste.

Barentin_rike2.jpgEt tout ce beau monde essaie de jouer de manière spontanée, directe et sincère, mais peut-être manquait-il à certains musiciens un soupçon d’énergie, qui elle ne semblait manquer ni au chanteur solo, ni à l’harmoniciste. Riké gesticulait beaucoup, secouant sa crinière dans tous les sens, parlait beaucoup entre les morceaux, pour les introduire, pour présenter ses musiciens, ou tout simplement pour dire le plaisir qu’il avait à être là.

Chansons françaises teintées de reggae, une reprise d’un succès de Bob Marley, un public venu assez nombreux et en général jeune, telles étaient les couleurs de ce vendredi soir « future grande voix française » organisé par le service culturel de la municipalité de Barentin. N’oublions pas que sont passés sur cette même scène, avant qu’ils soient connus, San Sévérino, la grande Sophie ou l’année dernière Olivia Ruiz.

samedi 6 octobre 2007

Les fils du Vent

La vie d'une personne, la vie d'une femme, peut basculer à n'importe quel moment. Son destin à elle, c'est dans un Codec de Dordogne qu'il a basculé. Un regard croisé avec une gitane qui se transforme en corbeau, puis, dans un camp de nomades, elle se noie dans les yeux d'un jeune gitan qui n'était certainement pas là par hasard, puisqu'il lui a apporté l'enfant qu'elle cherchait depuis longtemps et qui donnera un sens à sa vie.

Barentin_zarcate1.jpgCatherine Zarcate, conteuse depuis les années 80, après avoir commencé sa carrière en se spécialisant dans l'Orient et les sagas ou épopées (« Mille et une Nuits », « Salomon et la Reine de Saba », « Épopées d'Antar »...), petit à petit, s'est mise à abandonner les « Il était une fois... Les rois et les reines... », ces histoires qui furent modernes au temps de leur invention, et qui ne le sont plus aujourd'hui ! Munie de son Tampoura, un instrument de musique à cordes traditionnel, issu de l'Inde, elle nous conte des récits plus « présents », avec la vie d'aujourd'hui, une manière d'inscrire cette parole spécifique du conteur dans un propos plus contemporain. « Les Fils du Vent », raconté vendredi dernier au Théâtre Montdory à Barentin fait partie de cette veine contemporaine.

Le public était venu en nombre, ce XVIIIème festival du conte de Fresquiennes and Caux attire de plus en plus de monde au fil des séances. Les manifestations du samedi et du dimanche à Barentin et à Mont-Cauvaire se sont jouées à « Guichet fermés ».