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Tag - festival du conte

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lundi 15 octobre 2007

Conteurs fantastiques à Pavilly

Ce week-end, dans le Colombier de Pavilly, parallèlement à l’exposition sur les collages surréalistes et fantastiques de Philippe Lemaire, le service culturel de la ville de Pavilly et l’équipe du 18ème festival du conte de Fresquiennes, présentait deux menteurs professionnels : Karine Hardy et Eugène Guignon.

Karine Hardy nous emmena dans les méandres d’un conte de Noël fantastique, où l’avarice d’un homme peut entraîner la mort, puis des années d’errance à hanter une maison, la punition céleste fut impitoyable…

Eugène Guignon, lui, nous fit naviguer à la surface d’une mer, si calme au-dessus que le pêcheur s’endort, et si turbulente au-dessous, et la violence telle que les gros finissent toujours par manger les petits...

Clôture du festival de Fresquiennes

« Johan Padan s’embarque sur les bateaux de Colomb et se retrouve aux Indes. Le bateau de son retour coule, il est pris par les indiens, qui le prendront pour un sorcier après avoir prédit une tempête qui est réellement arrivée.
A la tête de sa tribu se met en quête de rencontrer les espagnols afin de pouvoir rentrer dans son pays. Son voyage sera long et sa réputation de sorcier s’agrandit, alors il décide de convertir les indiens et en faire de bons chrétiens. Les Espagnols accueillent alors les indiens comme des hommes libres, mais la supercherie découverte, les indiens chassent les espagnols de la terre de Floride pour très longtemps… » Fresquiennes_cloture.jpgAlberto Garcia c’est la belle parole et le beau geste réunis ! Son parcours débute à Barcelone dans la troupe Teatre Arca. Il participe à la création de dix spectacles centrés sur le jeu de comédien, le contact direct avec le public et l'improvisation. Ces spectacles ont été joués dans toute l'Espagne et dans quelques pays latino-américains. Entre 1991 et 1993, il suit la formation de l'École Internationale de Théâtre Lassaad. Il participe ensuite à de nombreuses créations dans les compagnies belges de La Sonnette, du Théâtre Attrape, du Praxis Théâtre et du Dolle Maandag. Il travaille également avec la Compagnie Lassaad et interprète le rôle du boulanger dans « La Femme du Boulanger » de Marcel Pagnol.

A partir de 1996, il se lance dans la mise en scène avec le Ensemble Material Theater, la compagnie Le Chien Qui Tousse, le Cirque Chnopf de Zurich, l'Espace Masolo à Kinshasa et spécialement avec la conteuse Michèle Nguyen avec qui il va collaborer à la création de ses neuf spectacles.
A son tour, il entre en scène comme conteur avec « Johan Padan à la découverte des Amériques » de l'italien Dario Fo, spectacle qui sera présenté en Belgique, en Allemagne, au Canada, en France en Espagne et en la RD du Congo. En décembre 2001, le journal allemand Stuttgarter Zeitung lui décerne le Prix Spécial du Jury du meilleur comédien.

Ce dernier spectacle du XVIIIème festival du conte de Fresquiennes and Caux fut l’occasion aux organisateurs d’annoncer que ce festival fut un succès au-delà de toute attente et de donner rendez-vous pour le XIXème festival du conte en 2008…

samedi 13 octobre 2007

Collages surréalistes et fantastiques de Philippe Lemaire

Le service culturel de la ville de Pavilly et l’équipe du 18ème festival du conte de Fresquiennes, ont fait venir Philippe Lemaire au Colombier de Pavilly.

Pavilly_collages.jpg

Cet inspecteur du travail lillois réalise des collages pour son plaisir depuis la fin des années soixante-dix. Il expose régulièrement en France et en Belgique. Auteur d'un calendrier perpétuel, « L'Eau des rêves », il a illustré plusieurs livres, dont l'anthologie de nouvelles fantastiques « Samarkand ! Samarkand ! » (Monsieur Toussaint Louverture, 2005) et « Lettres de Château », de Gérard Farasse (Presses Universitaires du Septentrion, 2007). Des poètes et écrivains, comme Jacques Abeille et Jean Rousselot, se sont parfois inspirés de ses images. Animateur de « La Nouvelle Revue Moderne » qu'il a créée en 2002, il est aussi l'auteur de chroniques et de fictions poétiques.

Lors de l’inauguration le vendredi 12 octobre, Daniel Roussigné, 1er adjoint au maire, souligna qu’une telle exposition mériterait d’être vue par les écoles de Pavilly, mais, ce n’était pas possible, l’exposition « Collages surréalistes et fantastiques » ne durant que le temps du week-end.

vendredi 12 octobre 2007

Johan Padan à la découverte des Amériques

Samedi 13 octobre

Sommes nous un ou une multitude ?
padan.jpgDario Fo, auteur contemporain engagé, dénonce les massacres coloniaux dans un texte écrit à l'occasion du 500ème anniversaire de la découverte des Amériques ! Une action qui, au nom d'un dieu, a fait condamner Johan Padan dans son pays peut-elle, ailleurs, le mener à être considéré comme un dieu ? Cet homme poursuivi par l'inquisition italienne peut-il se retrouver à évangéliser des Indiens en Amérique du Sud ? Comme Dario Fo, vous pensez peut-être que l'Homme est multiple, que les certitudes sont un leurre. Dans ce texte écrit en 1992, on suit non pas un héros mais un homme « comme les autres » embarqué par nécessité sur un des bateaux de la 4ème expédition de Colomb. Tour à tour victime, bourreau, exilé, colon, et même dieu vivant, ce « beau salaud » nous conte la découverte des Amériques vue d'en bas !

Issu du théâtre, Alberto Garcia Sanchez a mis en scène tous les spectacles de Michèle Nguyen. A son tour conteur, il met son jeu étonnant, plein de force et de simplicité au service d'un texte aussi cocasse qu'émouvant, aussi romanesque qu'historique, qui nous lance à l'abordage de nos certitudes !

A 20 h 30 à la Salle polyvalente - Fresquiennes
Tous publics à partir de 10 ans
9 € et 6 €
Réservations : 02.32.80.11.50

jeudi 11 octobre 2007

Fantastiqu’Expo au Colombier

D'abord prendre un Festival de contes, il servira de décor.
Découpez-le, pas trop droit, plutôt en courbes, pour enlever la rectitude de l'outil. Voilà, c'est ça, que les ciseaux s'effacent derrière votre main libre et souple. Collez le décor. Découpez ensuite un colombier. Cauchois ou voyageurs, crédules ou « roucouleurs », vous aurez d'abord libéré les pigeons. C'est salissant et puis c'est mieux en l'air !
Collez le monument sur le décor. Laissez de la place autour pour y mettre des gens vrais, des tableaux, des verres et des menteurs. Disposez-les à votre guise. Sur les gens, verser une goutte de curiosité ; sur les tableaux, jeter un œil et réfléchir ; dans les verres, laisser-faire ; sur les menteurs, tendre l'oreille, ils feront le reste.
Si les yeux s'arrondissent devant les collages surréalistes de Philippe Lemaire, si les bouches s'ovalîsent devant les contes fantastiques de Karine Hardy, « c'est bon signe, signe que la soirée est réussie ».
Alors, satisfaits, vous repartirez et reviendrez le lendemain avec des amis !

Exposition des collages de Philippe LEMAIRE
Contes fantastiques

A partir de 18h30 au Colombier de Pavilly Vernissage de l'exposition - Contes fantastiques – Apéritif.
L'exposition sera ouverte le samedi 13 de 14 à 18h et le dimanche 14 de 14 à 16h.
Racontées de Karine Hardy et Eugène Guignon le samedi à 15h, 16h et 17h

mercredi 10 octobre 2007

Une mémoire transformée

Le mardi 9 octobre, le XVIIIème festival du conte de Fresquiennes and Caux s’est déplacé à la Maison Pour Tous de Pavilly pour y entendre une soirée conte avec Gilbert Rault, qui a présenté son spectacle « Objets minuscules, mémoire majuscule ».

Pavilly_rault.jpgGilbert Rault nous a emmené au pays de son enfance, voir sa grand-mère, sa mère et son ami à Tourville-la-Rivière. Des histoires totalement ordinaires, sans grand effets spéciaux à l’américaine, mais qui sonnent tellement justes, que nous aussi, nous avons l’impression que nous sommes nés à Tourville-la-Rivière dans les années 50, et que ces souvenirs-là, c’est nous qui lui avons raconté.

Et dans un sens, c’est un peu vrai, puisque ces histoires sont sorties de rencontres autour d'objets quotidiens avec des gens de Tourville-la-Rivière. Pour Gilbert Rault ces objets jouent le rôle d'initiateurs, de « délieurs » de langues… alors, Gilbert recueille les anecdotes, transforme les paroles, façonne les notes, détourne les objets.

Le décor du conteur est fait de ces dizaines d'objets minuscules, ils sont comme autant d'arrière-plans ; disposés dans des valises, mis en scène, ils constituent une véritable petite exposition. Mais, pendant le spectacle, c'est bien la parole qui est devant. C'est la mémoire qui est majuscule !

lundi 8 octobre 2007

Frida Morrone a remis de la vie dans les statues.

Quel promeneur barentinois n'a pas flâné autour des statues de la ville-musée, interpellé par la grandeur des unes, l'émotion dégagée par d'autres, la laideur de certaines ? Et puis, il y a toutes celles que l'on ne remarque plus, tellement elles font partie intégrante du paysage, celles qu'on voit, mais qu'on ne regarde plus !

Barentin_frida1.jpg

Partant de ce constat, la municipalité de Barentin et l'association « La puce à l'oreille » (organisatrice du festival du Conte de Fresquiennes) ont eu l'idée d'inviter Frida Morrone, une conteuse professionnelle, née à Milan en Italie, qui est, depuis son enfance, passionnée d'art, mais, c'est vers des études de droit qu'elle s'oriente au début, en Italie, puis, elle se tourne vers sa passion et fait des études sur l'art à Londres et à l'Université Paris VIII. C'est à Paris qu'elle commence, dans les musées, d'abord à commenter les statues, puis, peu à peu, les histoires qu'elle raconte s'agrandissent, jusqu'à en devenir de véritables contes.
C'est en 2000, qu'elle décide alors de franchir le pas vers la création artistique et commence à conter. Elle suit des stages d'écriture, de musique, d'expression corporelle, de théâtre, de chant... Frida essaye d'explorer toutes les facettes de son talent. Elle travaille dans des musées, des lieux de spectacle, en milieu scolaire et auprès des associations de quartier en France et au Québec.
Car elle a beau être Italienne, c'est uniquement dans les pays francophones que son travail la conduit, « Une question de contact », dit-elle avec un large sourire.

Barentin_frida2.jpgUne question de contact… ou une question d’accent !
En effet, est-ce que ces histoires qu’elle raconte, auraient le même charme sans son délicieux accent Italien, un accent chantant venant du fond de la gorge, comme si elle allait chercher les histoires au fin fond d’elle-même.

Ce samedi 6 octobre, devant l’affluence des demandes, les organisateurs avaient prévu deux balades urbaines au lieu d’une seule.
Le rendez-vous était devant la salle Siegfried, la première statue visitée a été naturellement la plus proche, « la porteuse d’amphore », devant le théâtre Montdory, une statue en bronze de Marcel Bouraine. La conteuse nous présenta ensuite sa « sœur » la « porteuse d’eau », statue en pierre de Marcel Renard, puis quelques mètres plus loin, la « sainte Barbe » d’Antoine Bourdelle. Dans la square Roosevelt, les enfants, et les plus grands, ont apprécié entendre des histoires sur le « lion », statue en fonte d’Henri Dieupart, et le « taureau » en bronze d’Alfred Janniot. Sur le chemin ramenant vers la « figure de proue » de Claude le Viking, juste devant le bruissement de l’Austreberthe, Frida nous a raconté la légende de Sainte-Austreberthe et du loup vert. La promenade s’est terminée par la statue en bronze d’Emmanuel Fremiet : « Saint-Georges terrassant le dragon ».

Devant une quarantaine de personnes, Frida Morrone a su captiver son auditoire en remettant de la chair et de la vie dans la pierre ou le bronze, en faisant revivre ces œuvres de manière si réelle que parfois, on a presque vu les statues bouger !

samedi 6 octobre 2007

Les fils du Vent

La vie d'une personne, la vie d'une femme, peut basculer à n'importe quel moment. Son destin à elle, c'est dans un Codec de Dordogne qu'il a basculé. Un regard croisé avec une gitane qui se transforme en corbeau, puis, dans un camp de nomades, elle se noie dans les yeux d'un jeune gitan qui n'était certainement pas là par hasard, puisqu'il lui a apporté l'enfant qu'elle cherchait depuis longtemps et qui donnera un sens à sa vie.

Barentin_zarcate1.jpgCatherine Zarcate, conteuse depuis les années 80, après avoir commencé sa carrière en se spécialisant dans l'Orient et les sagas ou épopées (« Mille et une Nuits », « Salomon et la Reine de Saba », « Épopées d'Antar »...), petit à petit, s'est mise à abandonner les « Il était une fois... Les rois et les reines... », ces histoires qui furent modernes au temps de leur invention, et qui ne le sont plus aujourd'hui ! Munie de son Tampoura, un instrument de musique à cordes traditionnel, issu de l'Inde, elle nous conte des récits plus « présents », avec la vie d'aujourd'hui, une manière d'inscrire cette parole spécifique du conteur dans un propos plus contemporain. « Les Fils du Vent », raconté vendredi dernier au Théâtre Montdory à Barentin fait partie de cette veine contemporaine.

Le public était venu en nombre, ce XVIIIème festival du conte de Fresquiennes and Caux attire de plus en plus de monde au fil des séances. Les manifestations du samedi et du dimanche à Barentin et à Mont-Cauvaire se sont jouées à « Guichet fermés ».

mardi 2 octobre 2007

Objets minuscules, mémoire majuscule !

Objets minuscules, mémoire majuscule !

Le mardi 9 octobre, le XVIIIème festival du conte de Fresquiennes and Caux se déplacera ce mardi 9 octobre 2007, à la Maison Pour Tous de Pavilly pour y entendre une soirée conte avec Gilbert RAULT, qui présente son spectacle « Objets minuscules, mémoire majuscule ».

C'est à l'occasion d'un projet de chroniques de mémoires villageoises, au cours de rencontres autour d'objets quotidiens qu'est né le spectacle de Gilbert Rault.
Ces objets jouèrent le rôle d'initiateurs, de « délieurs » de langues… alors, Gilbert recueille les anecdotes, transforme les paroles, façonne les notes, détourne les objets. Des décors s'esquissent, des portraits se brossent, des vies se dessinent. Oui, il y a un petit goût de madeleines dans ce spectacle, mais pas seulement… Si les spectateurs de 8 à 88 ans sont touchés, rient, sourient, c'est bien que le discours est plus qu'un moment de nostalgie, c'est bien qu'il nous renvoie à des morceaux de nous-mêmes. Le décor du conteur est fait de ces dizaines d'objets minuscules, ils sont comme autant d'arrière-plans ; disposés dans des valises, mis en scène, ils constituent une véritable petite exposition. Mais, pendant le spectacle, c'est bien la parole qui est devant.

C'est la mémoire qui est majuscule !

Tout public à partir de 8 ans.
8 euros - gratuit pour les moins de 12 ans
Réservations : 02.32.80.11.50.

lundi 1 octobre 2007

Sophie Verdier donne du relief aux contes enfantins

« Un jour, la tristesse a envahi le cœur de Bouche Cousue. Il s'est arrêté de parler. Heureusement, une petite étoile a glissé un rêve dans son cœur. Bouche Cousue a grandi, il est devenu conteur. Mais aujourd'hui, il n'a plus d'histoires à raconter aux enfants de son village. Il va prendre la route dans l'espoir de débusquer au détour des sentiers, des histoires sauvages, insolites ou insolentes. »

Sophie Verdier dans son iglooIl a fallu deux séances, samedi 29 après-midi pour satisfaire les petits barentinois curieux de pénétrer dans l’igloo installé au cœur de la médiathèque. Ce local bien particulier, Sophie Verdier l’a conçu avec une architecte, afin que les enfants puissent retrouver un univers particulier, mais rassurant, dans lequel ils ne se sentent pas perdus, comme dans une espèce de cocon maternel.

« Bouche cousue » est l’histoire d’un enfant qui, après avoir eu du chagrin, a retrouvé le goût de vivre grâce à un rêve, il devient conteur et part à la recherche d’histoires, car un jour il n’a plus d’histoires insolites à raconter pour les enfants de son village…

« Bouche cousue » est un spectacle qui s’adresse plus particulièrement aux enfants de 3 à 6 ans. Ce sont des contes traditionnels, traités avec des univers différents. Sophie Verdier utilise des comptines, des jeux de bois, des techniques différentes pour donner du relief aux contes enfantins. Elle raconte, par exemple, l’histoire de « Boucle d’Or et des trois ours » en gromelot, c’est à dire, un simili-langage apparemment incompréhensible, mais très rythmé, ce qui fait que les enfants comprennent très vite l’histoire.

La veille, Sophie Verdier qui fait partie de la Compagnie deci-delà, basée à Saint-Nicolas d’Aliermont, avait aussi participé à la soirée inaugurale du festival de Fresquiennes avec un extrait de son spectacle « J’ai faim ». Des enfants sages prêts à écouter Sophie